Un léger mieux.C’est ce que l’on pourrait dire de l’aéroport international de N’djili à Kinshasa. Je l’ai constaté mardi 27 octobre en partance pour Addis Abeba. Des l’entrée, on peut remarquer qu’il y a très peu de chahut au parking. Les “bagagistes” qui prenaient quasiment les voyageurs en otage sont maintenus loin de l’autre côté du boulevard Lumumba. Ils sont tout de même à l’affût, prêts à mordre en rendant service contre paiement.
Chassés de l’aéroport, certains ont tout de même trouvé la parade : ils “coopèrent” , comme disent les Kinois, avec les policiers commis à la surveillance des différentes portes d’entrée. “Donnez à leur chef quelque chose pour qu’il me laisse passer avec ta valise“, m’a dit un “bagagiste” alors que je venais de débarquer d’un taxi. Pour ce faire, j’ai du glisser 500 FC au fameux “chef”. La porte franchie, le “bagagiste” ne s’est pas aventuré plus loin. “Ils ne nous permettent plus d’aller plus loin. Je suis obligé de vous laisser ici. Pour ce que j’ai fait, donnez-moi seulement cinq bières“. Au prix de ce breuvage, cela faisait plus ou moins 6.000 FC. Ne voulant pas me laisser faire, je lui ai tendu 1500 FC et suis parti sans écouter ses supplications.
Au parking, effectivement, il règne l’ordre. Pour éviter des emmerdes, je suis allé au “salon officiel départ” où quelqu’un s’est chargé de faire pour moi les formalités. Nouveauté: les passagers ne circulent plus sur le tarmac pour embarquer dans l’avion. Ils y sont conduits à bord des bus.
De retour d’Addis-Abeba, j’ai constaté malheureusement qu’il règne encore la confusion à la salle de récupération des bagages. La salle est bondée et il y fait chaud. Des “bagagistes” s’affairent autour des tapis roulants pour récupérer des bagages, bousculant les passagers qui devraient en principe être les seuls à s’y trouver. Il y a là également une multitude d’agents de nombreux services qui opèrent à l’aéroport, au point qu’on peut facilement égarer ses bagages ou colis. Le désordre règne aussi au niveau de la salle “arrivée” où de nombreuses personnes s’entassent pour truander les passagers qui y accomplissent les formalités à la Direction générale de migrations (DGM).
Les responsables de la Régie des voies aériennes (RVA) ont tout intérêt à se pencher sur ce problème afin que le renouveau qu’ils veulent imprimer à cette porte d’entrée et de sortie de la RDC soit total. Les voyageurs attendent voir également être concrétisé le plus tôt le projet de modernisation de l’aéroport international de N’djili. Les voyageurs à l’embarquement sur les vols internationaux continuent à payer une “surtaxe” de 50 US$ tandis que ceux des vols nationaux paient 20 US$. Cette taxe instituée depuis plusieurs mois aura déjà permis à la RVA de récolter un bon pactole lui permettant d’engager les travaux de modernisation de l’aéroport de N’djili. Alors, pas d’explications alambiquées.
Franck Baku
Archivé sous: société, économie | Tagué : aéroport de N'djili, franck baku, Kinshasa, RDC
Merci pour ce témoignage. Je vous cite sur mon blog.
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