Le Rwanda et l’Ouganda pyromanes et sapeurs-pompiers au Nord-Kivu

Ils sont entrés dans Goma presque sans avoir vraiment combattu. Ils ont occupé la ville durant une dizaine de jours. Samedi 30 novembre, ils ont quitté Goma après avoir subi une forte pression de la CIRGL et de quelques autres puissances occidentales. Ils sont repartis non sans avoir préalablement pillé la ville. Même un camp de déplacés a été visité. Des vivres, des biens meubles, de l’argent ont été ravis aux déplacés. Quelques filles ou femmes auraient également été violées. Des jeunes pris de force ont été utilisés comme porteurs du butin. Dans Goma qu’ils ont quitté avec beaucoup de regrets et donc malgré eux, ils se sont abondamment servis. Des résidences officielles et privés pillées, des bureaux saccagés, la succursale de la banque centrale dévalisée, des véhicules emportés, dont certains ont pris la route du Rwanda tout proche.
Les rebelles, ces pseudos libérateurs, ont montré leur vrai visage : ils ne sont que des criminels, des bandits. Alors qu’ils prétendaient libérer le pays, les rebelles du M23 apparaissent aujourd’hui comme on les imaginait : des pantins à la solde de puissances étrangères. Des soldats rwandais les auraient aidés à prendre la ville de Goma. C’est un nouveau rapport des experts de l’Onu qui le dit. Et c’est le très sérieux journal américain, le New-York Times qui relaie l’information reprise sur le site de Radio France International. « D’après un nouveau document, plus de mille soldats rwandais auraient facilité la prise de Goma par le M23 », peut-on lire sur le site de RFI. Lire la suite

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Goma est pris. Et après ?

La ville de Goma est tombée entre les mains du M23. C’est la nouvelle la plus exécrable que les Congolais ont ingurgitée en début de matinée d’hier. La nouvelle n’est pas en soit surprenante au vu de l’état d’équipement de l’armée nationale, de la faiblesse de sa logistique qui la contraint à faire des replis successifs sur le théâtre des opérations. Malgré ces faiblesses, on avait espoir que la ville de Goma ne tomberait pas entre les mains du M23, en tout ca pas de sitôt. L’orgueil des Congolais reposait sur ce petit espoir. Espoir également que les casques bleus de la Monusco allaient utiliser leur artillerie et leurs hélicoptères pour protéger la ville. Ils l’avaient fait quelques jours auparavant. Mais on s’est rendu compte hier que l’on ne pouvait pas compter sur cette seule Monusco. Même l’aéroport que la force onusienne contrôlait avec les éléments de la Garde républicaine est tombé bien avant la chute d’autres sites de la capitale du Nord-Kivu. Lire la suite

Va-t- on négocier avec le Rwanda ou le M23 ?

Les Congolais ont vécu, dimanche 18 novembre, une journée cauchemardesque. Toute la journée, des informations angoissantes ont circulé non seulement sur la toile mais également dans les médias sur la chute de la ville de Goma. Tantôt on annonçait les rebelles du M23 ou mieux les troupes rwandaises à 20 km puis à 10 km et enfin « aux portes » de la ville. Pire, les FARDC en repli, ont finalement disparu de la ville alors même que la Monusco continuait à pilonner les positions du M23. Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu viendra tout adoucir en affirmant se trouver « encore » dans la ville, ajoutant que des dispositions avaient été prises pour que cette dernière ne tombe pas entre les mains des rebelles. Lire la suite

Goma : une fixation pour le M23

La MONUSCO a bien renforcé son dispositif dans et autour de la ville de Goma. Les éléments de la police nationale ainsi que ceux des forces combattantes nationales sont également déployés en masse dans la capitale du Nord-Kivu. Malgré ce dispositif impressionnant pour empêcher toute mauvaise surprise, des meurtres par dizaines ont été commis dans la ville de Goma depuis près de deux semaines, au point que le ministre de l’Intérieur s’y est rendu personnellement le week-end dernier. Son constat est que les meurtres commis ces derniers sont favorisés par la situation de guerre qui prévaut dans la Province du Nord-Kivu depuis près de six mois. Lire la suite

L’Union africaine se fourvoie avec l’accord du 23 mars 2009

On s’achemine inexorablement vers la recherche d’une solution « politique » à la rébellion qui endeuille la partie Est de la RDC depuis près de cinq mois. Après le conseil de sécurité de l’Onu la semaine dernière, c’est au tour du conseil de sécurité et de paix de l’Union africaine de s’y résoudre. Dans un communiqué rendu public le 19 septembre dernier, cet organe de l’UA manie le bâton et la carotte, tente insidieusement de ne pas trop charger le Rwanda et proclame sa foi en la nécessité de l’application de l’accord de paix conclu le 23 mars 2009 entre le gouvernement congolais et l’ex-CNDP, mué depuis en parti politique. Lire la suite

Incroyable. Des soldats rwandais à Rutshuru !

Ils étaient, semble-t-il, 350 selon le Rwanda, soit deux bataillons. Ils ne devaient pas être plus de 50 ou 100 selon Lambert Mende Omalanga, ministre de la communication et des médias et porte-parole du gouvernement. Qu’ils soient 50 ou 350, ils ont enfin quitté le territoire congolais ces fameux militaires rwandais. Selon certains, ils s’y trouvaient depuis la fin de l’opération « Umoja wetu » engagée par les armées rwandaise et congolaise contre les FDLR, soit en février 2009. « Non », rétorque Mende, toujours en verve en pareille circonstance. Ils s’y trouvaient à la suite d’accords sur le mécanisme de mise en confiance entre les deux pays pour « surveiller la frontière commune ». « Non », affirme le Rwanda, qui soutient qu’ils étaient là pour traquer les forces négatives des FDLR. Lire la suite

« Kabilistes », opposition et gouvernement s’étripent

Lundi 13 août, Mwenze Kongolo, ci-devant ancien cacique de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (Afdl), ancien ministre de l’intérieur et de la justice sous Laurent-Désiré Kabila a qualifié de « trahison » la gestion gouvernementale de la nouvelle guerre au Nord-Kivu. Cette sortie médiatique a reçu une réplique du porte-parole du gouvernement Matata Ponyo. Au cours de son point de presse d’hier, Lambert Mende a jugé ces accusations de « médiocre exhibitionnisme » de la part de quelqu’un qui chercherait, selon à attirer l’attention sur son « ego surdimensionné ». Lambert Mende ne s’est pas privé de faire la leçon à Mwenze Kongolo, lui rappelant que « gérer le devenir de millions de compatriotes pris en otage par des groupes hégémonistes et prédateurs étrangers impose plus de finesse que ces postures épidermiques primaires ». Pour le porte-parole du gouvernement, «ce chant de sirène d’un ex-cacique paraît motivé par des préoccupations individuelles et carriéristes », estimant que Mwenze Kongo n’avait pas de leçon à donner au gouvernement actuel alors que le gouvernement auquel lui avait appartenu n’avait pu protéger Mzee Kabila assassiné dans son palais. Lire la suite