Jacques Mbadu : des travaux d’Hercule l’attendent

Jacques Mbadu : des travaux d’Hercule l’attendent
Le président de la République a signé mardi 22 janvier, l’ordonnance portant investiture des gouverneurs nouvellement élus de la Province Orientale, du Kasaï Occidental et du Bas-Congo. Jacques Mbadu Nsitu, Jean Bamanisa et Alex Kande vont devoir se mettre au travail. A Matadi, la publication au journal télévisé de la RTNC mardi dans la soirée juste après la diffusion du match de la CAN entre la Tunisie et l’Algérie a provoqué une liesse populaire. Des jeunes sont spontanément sortis dans la rue pour fêter le départ de « Kisalu me banda », le surnom de Déo Nkusu, vice-gouverneur sortant et gouverneur intérimaire pendant 10 mois. Lire la suite

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CENI : les députés snobent les sénateurs

Les organisations de la société civile viennent de demander au président de la République de ne pas promulguer la loi modifiée sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Elles l’ont fait savoir dans une déclaration rendue publique le lundi 21 janvier dernier à Kinshasa à l’issue d’une concertation initiée par les organisations des droits humains et de promotion de la démocratie. Lire la suite

12 ans après, « M’zee » Kabila toujours adulé

Quand le mardi 16 janvier 2001 au soir les nouvelles ont commencé à circuler sur des « événements assez flous » qui se seraient passés au niveau du palais de marbre, on ne pouvait imaginer que le pire était arrivé. Très vite en effet, les rues de Kinshasa se sont vidées. Les journalistes que nous étions avions vite fait de quitter la rédaction, prudence oblige. La ville s’enveloppa d’un silence quasi monacal. Au beau milieu de la nuit, une forte pluie s’abattit sur Kinshasa. L’apparition à la télévision d’Eddy Kapend, chef d’état-major particulier de Laurent-Désiré Kabila, calma un peu la situation, sans toutefois répondre aux interrogations angoissantes. Qu’était-il arrivé au président de la République, que les Congolais préféraient appeler « M’Zee ». On le disait blessé, transféré au Zimbabwe pour des soins appropriés. Mais devant les évidences, le même gouvernement fit acte de contrition pour annoncer, deux jours après, que « M’zee » était bien mort. Lire la suite

Roger Lumbala : le salaire du « péché » ?

Siégeant mardi 8 janvier dernier à huis clos, l’assemblée nationale a levé les immunités parlementaires des députés Roger Lumbala et Eugène Diomi Ndongala. Si pour ce dernier, la levée de ses immunités est motivée par les accusations de viol sur deux mineures, on indique que Roger Lumbala est accusé de « haute trahison » ou de « trahison ». Le chef du RCD/N perd par ailleurs son mandat puisque celui-ci a été invalidé par la plénière de la chambre basse du parlement. Lire la suite

Construisons une vraie armée en RDC

La débâcle des Forces armées de la RDC (FARDC) lors de l’entrée des rebelles du M23 à Goma a remis à la surface la sempiternelle question de la fragilité de notre système de défense. Des opérations de brassage, d’intégration ou de mixage réalisées à grand renfort de publicité n’ont pas donné les résultats escomptés. Les militaires issus des groupes armés mêlés aux forces régulières ont du mal à constituer une armée soudée. Chaque groupe est prêt à se recroqueviller sur lui-même à la moindre incartade. Des dissidences sont annoncées avec pompe, permettant ainsi à des seigneurs de guerre jamais mis à genoux de prendre en otage des populations totalement à leur merci.
Pour justifier les contre-performances de notre armée, certains dans les cercles du pouvoir avaient pris pour subterfuge de nous faire croire que l’armée était handicapée du fait de l’embargo sur les armes imposé au pays par les Nations Unies. Il est prouvé aujourd’hui que tout est faux. Ce fameux embargo ne frappe en fait que les groupes armés opérant en RDC et non le gouvernement congolais. De fait, les Congolais se souviennent de ces parades militaires organisées au cours desquelles des armes sont exhibées fièrement par nos combattants. Lire la suite

Le Rwanda et l’Ouganda pyromanes et sapeurs-pompiers au Nord-Kivu

Ils sont entrés dans Goma presque sans avoir vraiment combattu. Ils ont occupé la ville durant une dizaine de jours. Samedi 30 novembre, ils ont quitté Goma après avoir subi une forte pression de la CIRGL et de quelques autres puissances occidentales. Ils sont repartis non sans avoir préalablement pillé la ville. Même un camp de déplacés a été visité. Des vivres, des biens meubles, de l’argent ont été ravis aux déplacés. Quelques filles ou femmes auraient également été violées. Des jeunes pris de force ont été utilisés comme porteurs du butin. Dans Goma qu’ils ont quitté avec beaucoup de regrets et donc malgré eux, ils se sont abondamment servis. Des résidences officielles et privés pillées, des bureaux saccagés, la succursale de la banque centrale dévalisée, des véhicules emportés, dont certains ont pris la route du Rwanda tout proche.
Les rebelles, ces pseudos libérateurs, ont montré leur vrai visage : ils ne sont que des criminels, des bandits. Alors qu’ils prétendaient libérer le pays, les rebelles du M23 apparaissent aujourd’hui comme on les imaginait : des pantins à la solde de puissances étrangères. Des soldats rwandais les auraient aidés à prendre la ville de Goma. C’est un nouveau rapport des experts de l’Onu qui le dit. Et c’est le très sérieux journal américain, le New-York Times qui relaie l’information reprise sur le site de Radio France International. « D’après un nouveau document, plus de mille soldats rwandais auraient facilité la prise de Goma par le M23 », peut-on lire sur le site de RFI. Lire la suite

Monusco, FARDC, gouvernement : tous sont à blâmer

Mardi 20 novembre, Goma est tombé entre les mains du M23. Mercredi 21 novembre, c’est autour de Saké d’être pris par les mêmes rebelles selon le même mode opératoire : sans véritable combat. A Saké, la Monusco n’y était pas, du moins personne ne l’a dit. A Goma par contre, la Monusco était bien là pour assister, c’est le mot, à la débâcle des FARDC, et à la chute de la capitale du Nord-Kivu comme « un fruit mûr ». La Monusco, a dit son porte-parole, ne pouvait combattre alors que les FARDC avaient déserté leurs positions. C’est noté. Les éléments de la Monusco ne sont pas là pour faire le travail des FARDC. Si ces derniers sont incapables de protéger le pays et d’assurer son intégrité territoriale, les rebelles peuvent prendre tout le pays sans que la Monusco ne s’y oppose. Lire la suite