Grâce au projet MAVIH : l’Afrique centrale se mobilise pour atteindre l’objectif 3 zéros

Par Génie Mulobo

En collaboration avec l’Institut Panos Europe, l’Union Congolaise des femmes des médias, UCOFEM a organisé la semaine dernière, un débat régional des journalistes sous le thème : « Objectif 3 zéros : quels engagements et quelles ressources des Etats d’Afrique Centrale après 2015 ».
Ce débat qui s’inscrit dans le cadre du projet « MAVIH » à savoir Médias d’Afrique centrale sur le VIH/Sida a connu deux grands temps forts. Il s’agit entre autres de la Table ronde sur l’état des lieux de la situation du VIH/Sida en RDC, au Rwanda, au Burundi et en RCA ; et une autre sur : «Quel chemin reste-t-il à parcourir ? » Zéro discrimination, zéro nouvelle infection et zéro décès lié au Vih/Sida. Tel a été l’objectif poursuivi par l’Onusida et partenaires pour 2015.
En République démocratique du Congo, la loi publiée en 2008 sur la protection des PVV pose encore problème dans sa mise en application. Il a été constaté une grande faiblesse depuis 2011, année du lancement de 3 zéros. C’est ce qui aggrave la situation des Personnes vivant avec le Vih/sida. A en croire le Secrétaire Exécutif National du PNMLS, Dr. Lievin Kapend, la situation des PVV en RDC est alarmante. Ceux qui développent la stigmatisation visent à rabaisser les PVV et les amener au désespoir. Malgré cette situation, il y a une grande évolution avec la naissance de plusieurs ONGs contre la stigmatisation et la discrimination des PVV. Beaucoup de PVV sont sortis en clandestinité, a-t-il fait savoir. « Il y a eu des progrès mais, il reste encore à faire », a explique le responsable du PNMLS. En outre, le taux de couverture des ARV est de 30%. Donc, 70% des PVV n’ont pas accès au traitement selon les récentes statistiques.
En République centrafricaine par contre, la situation s’est aggravée depuis la guerre qu’a connue le pays. Beaucoup de PVV ont fui la guerre et se sont installés en provinces. Parfois, loin des centres de traitement. Difficulté d’accéder à toutes les localités suite à l’insécurité. Il y en a qui ne connaissent pas leur état sérologique et arrive en retard dans des centres de traitement. Malgré cela, le PTME encourage les PVV à faire des enfants, a dit le représentant de l’association des PVV en RCA.
Au Burundi par contre, 55% des PVV ont droit au traitement. Le gouvernement a instruit le dépistage et le PTME à la consultation prénatale. Les PVV se sentent discriminés parce que leurs droits sont bafoués. Si la communauté n’est pas informée, il y a stigmatisation et discrimination.
En République du Rwanda, 94% des PVV reçoivent les ARV avec un taux de CD4 à 500. Il n’existe pas une loi spécifique pour les PVV
Selon la Directrice de l’Ucofem, Anna Mayimona, cette conférence-débat a porté quelques éclaircissements afin d’atteindre l’objectif 3 zéros.
« C’est une occasion d’échanger, de s’informer et d’accéder aux sources fiables », a souligné le représentant d’AMO-Congo.

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