1000 Fc, 5000 Fc, 10000 Fc : Matata et Masangu se jettent à l’eau

Ça y est. La banque centrale a reçu ordre de mettre en circulation les nouveaux billets de banque à valeur faciale élevée. Des billets de 1.000 FC, 5.000 FC et 10.000 FC seront bientôt côtoyer nos vieux billets qui datent de quelques années déjà. D’aucuns vont sans doute rouspéter, trouvant la décision irrationnelle, mais les économistes, du moins certains, sont d’avis que ces nouveaux billets à valeur facile élevée ne vont pas créer un emballement des prix sur le marché.
D’après les informations recueillies de bonne source, le Premier ministre a demandé à la Banque centrale de mettre en place des garde-fous pour éviter tout désagrément. Ce sont finalement les forces du marché qui vont ou non amortir le choc et éviter tout dérapage sur les prix des biens et des services.
Les économistes notent tout de même que l’on ne pouvait pas indéfiniment garder les 500 FC comme billet à valeur faciale le plus élevé. 500 Fc, c’est moins de 50 cents américains. Si le billet de 10.000 Fc est mis en circulation, il sera le plus élevé, mais ne vaudra plus ou moins 10 dollars américains, loin du billet de 100 dollars qui vaut tout de même 93.000 FC au marché dit parallèle.
On sait que pour l’euro, il existe même des billets de 500 euros. Une fortune en main pour son détenteur. La BCC ne franchit pas cette étape, l’économie congolaise n’étant pas encore au niveau européen, mais l’on sait qu’il existe des billets de 100.000 FCA. A l’heure actuelle, 100.000 FCA, c’est tout de même près de 200.000 FC.
Tout pourrait aller bien si le gouvernement intériorise le fait que ces nouveaux billets à valeur faciale élevée ne sont pas mis sur le marché pour payer les salaires. Il ne s’agit pas d’une façon subtile de faire tourner la planche à billets, le gouvernement ayant pris pour principe de ne consommer que ce qu’il a produit, donc de fonctionner sur base des fonds disponibles dans la caisse. Les dépenses ne sont en principe exécutées que si les moyens sont disponibles dans les caisses de l’Etat. Même les avances de la Banque centrale sont strictement encadrées. Et encore, certains affirment que l’application de la TVA a permis à l’Etat d’engranger chaque mois des recettes conséquentes. Ceci explique peut-être pourquoi Matata Ponyo qui n’est pas né de la dernière pluie en termes de gestion des finances accepte que soient mis en circulation ces billets que le patriarche Antoine Gizenga n’avait pas acceptés.
Il reste à savoir si les opérateurs économiques ne vont pas jouer à l’anticipation, eux qui ont tendance à pareilles occasions à ressortir leurs vieux billets consignés dans leurs coffres-forts pour les remplacer les nouveaux billets.
Franck Baku

Une Réponse

  1. ce vremt. malhereux pr. la RDC

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