Elections en novembre: pas sûr selon l’AMP

Alain Atundu Liongo, un bonze de l’AMP n’a pas convaincu vendredi 18 février dernier au soir face à Gilbert Kiakwama, un des ténors de l’opposition au cours de l’émission « Deux sons de cloche » de notre consœur Chantal Kanyimbo sur la RTNC. Brouillon, difficilement accrocheur, Alain Atundu n’a pas trouvé des arguments pour soutenir la possibilité de la non tenue des élections en novembre prochain. Il n’y aurait, semble-t-il, pas d’argent pour tenir les délais constitutionnels. Incroyable au moment où l’on clame sur tous les toits que les caisses de l’Etat sont pleines.

Visiblement, Alain Atundu  que l’on connaît plutôt brillant, n’était pas à l’aise face à un Kiakwama très offensif, développant des arguments bien travaillés. On a eu l’impression que Atundu Liongo avait du mal à assumer un bilan mitigé de sa famille politique, visiblement pas préparée à organiser, à l’échéance prévue, les élections générales. Même sur le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Atundu a eu du mal à se montrer convaincant, estimant même que les 7 personnalités désignées au bureau de la CENI devraient démissionner si elles n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur le fonctionnement de cette institution. Pourtant, la démission des 7 personnalités « acceptées » par l’assemblée nationale et investies par ordonnance du chef de l’Etat aurait pour conséquence de bloquer le processus électoral avec risque de dépassement des échéances constitutionnelles. Certes, la RDC ne serait pas le premier pays africain à connaître un tel désagrément, mais l’on sait qu’une telle perspective a de quoi inquiéter. Va-t-on encore contraindre Joseph Kabila à un partage forcé du pouvoir à cause d’une crise de légitimité? Certains pensent que cette perspective ne pourrait pas être envisagée, le parlement et le chef de l’Etat pouvant s’accorder un prolongement de leurs mandats respectifs jusqu’à l’installation des nouvelles institutions élues.
On ne sait si le chef de l’Etat s’accommoderait d’une telle idée, toujours est-il que le moment est venu pour que le gouvernement s’emploie réellement à réunir les moyens pour l’organisation des élections. Il en va de la crédibilité des institutions pourtant démocratiquement élues en 2006. Si non, Joseph Kabila devra frapper. Il n’est pas dans son intérêt à voir son pouvoir vaciller pour manque de légitimité.
Franck Baku

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