Muanda, un quasi village, malgré le pétrole

La nature au bord de l'océan à Muanda

Je reviens de Muanda sur la cote congolaise de l’Atlantique. J’y ai pris part à une « table-ronde » sur les conflits récurrents entre sociétés pétrolières et communautés locales. Durant mon séjour, je me suis rendu compte que cette cité de Muanda n’est rien au regard de ses richesses.

Hormis la route qui va du port de Banana et qui longe la plage jusqu’au niveau de l’hôtel Cliff, toutes les routes de la cité sont en terre. L’électricité y est encore une denrée rare. Les coupures sont fréquentes. Une bonne partie de la cité n’est pas raccordée au réseau électrique alors que la société Perenco RDC qui exploite le pétrole fournit 1 mw à la Snel en vue d’alimenter la cité en courant électrique. Il semble que le réseau est vétuste, ce qui ne permet pas une fourniture régulière de l’électricité à tout le monde. Curieux tout de même pour une cité où la compagnie Perenco extrait chaque jour plus ou moins 25.000 barils de pétrole. Où va tout l’argent produit dans le territoire de Muanda, se demande-t-on dans cette cité. Les réserves d’or noir vont sans doute s’épuiser sans que la cité de Muanda ne change réellement de visage, positivement. Il semble que les habitants de ce territoire du Bas-Congo doivent se contenter des largesses des sociétés pétrolières comme Perenco, Surestream, Enrgulf ou Soco. Des écoles, des dispensaires et autres infrastructures sociales sont construites avec les fonds décaissés pour ce faire. Cela ne suffit pas pour développer la cité et prévenir l’après-pétrole.
Des conflits sont donc récurrents dans la contrée. Des citoyens revendiquent plus et mieux. Eux, ont l’impression que la manne pétrolière ne profite guère à la contrée. A Kinshasa, il leur est dit que les recettes issues de l’exploitation du pétrole servent essentiellement actuellement à payer la dette extérieure et que donc ces recettes là ne sont pas comptabilisées dans les recettes à rétrocéder à la province du Bas-Congo.
C’est tout de même injuste pour une cité appelée à devenir bientôt une ville. Aucun hôtel sérieux digne de ce nom. Rien qui puisse attirer les touristes alors que les potentialités sont là.
Franck Mona

2 Réponses

  1. j’ai travaillé pour le compte de la société PERENCO a Muanda,et je dois dire que cette socété exploite les ressources(le pétrole) en faisant le minimun d’investissement,les installationS datent de 1975
    les puits laissés par les americains ne produisent presque plus et la société Perenco racle les fonds
    mais avec une baril à 125 USD tout est bon a prendre
    la population vit dans la pauvreté absolue ,pendant que le personel de la société s’amuse ,mais pas a Muanda,plus loin a pointe Noire.

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