MSF s’inquiète pour les populations du Bas-Uélé et du Haut Uélé

« Un an après le déclenchement des violences dans le district du Haut-Uélé, dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC), les attaques et les affrontements s’étendent désormais à de nouvelles zones, poussant des centaines de milliers de personnes à fuir ». C’est ce qu’indique un communiqué de l’organisation humanitaire internationale Médecins Sans Frontières (MSF), daté du 14 octobre. Selon MSF, l’aide humanitaire a échoué à répondre aux besoins énormes qu’entraîne la situation sur le terrain. Pour MSF, une aide urgente, accompagnée d’une présence plus importante dans les zones rurales des Haut-Uélé et Bas-Uélé, est indispensable. L’ONG rappelle que depuis la fin 2008, la population civile des Haut-Uélé et Bas-Uélé s’est trouvée prise dans un cycle de violence lié, d’une part, aux attaques perpétrées par le groupe rebelle ougandais de la LRA (Lord’s Resistance Army) et, d’autre part, à l’offensive des forces ougandaises et congolaises contre la LRA. Alors que la situation continue de se détériorer, les civils font également face à une recrudescence des actes de banditisme.
MSF fait savoir que la violence et les affrontements armés se sont progressivement étendus et touchent le Haut-Uélé et le Bas-Uélé en RDC, ainsi que les régions voisines du Sud du Soudan et de l’Est de la République Centrafricaine.
« Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées tout au long de l’année dernière. Des attaques permanentes continuent de pousser des milliers à fuir vers les villes pour trouver un refuge et une plus grande sécurité. A titre d’exemple, le nombre d’habitants dans la ville de Doruma a triplé ; et les villes de Gangala et de Banda accueillent chacune plus de 20.000 personnes déplacées qui ne reçoivent aucune assistance. Ces villes sont devenues de véritables enclaves entourées de champs et de villages désertés », signale le communiqué de MSF, seule ONG présente dans plusieurs localités, telles que Dingila ou Niangara.
« De nouvelles populations sont déplacées chaque jour dans la région. Elles ont été forcées de fuir à plusieurs reprises et ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil ou dans des bâtiments vides mais ne se sentent toujours pas en sécurité ici. MSF leur fournit des soins médicaux et un soutien psychologique mais nous atteignons les limites de nos capacités. Ces personnes ont un besoin urgent de nourriture, d’eau potable, d’abris et de conditions de vie appropriées », a laissé entendre Pierre Kernen, coordinateur pour MSF à Niangara, ville située dans l’Ouest du Haut-Uélé.
En raison de l’insécurité et de l’absence de routes dans ces régions isolées, MSF a recours à des avions pour acheminer le matériel, les médicaments ainsi que le personnel vers la plupart de ses projets.
« Apporter une assistance humanitaire aux habitants de cette région est bien sûr un véritable défi, mais nous pensons que beaucoup peut et doit être fait pour répondre aux conséquences de cette guerre sur la population. Les organisations humanitaires doivent apporter de toute urgence une réponse aux besoins de ces populations dans les zones les plus touchées par les combats et qui ont jusqu’à présent été négligées», conclut, pour sa par, Luis Encinas.
Franck Baku

Une Réponse

  1. Impressionant ce que peut faire ces petits francais (docteurs et autres), impressionant et surtout coup de chapeau de mettre a risque leur propre vie pour venir en aide aux autres …. \

    D

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