Le courant électrique: une denrée rare à Kinshasa

Du courant électrique par intermittence. Pas moyen de suivre la télé, d’écouter la radio et de jouer de la musique. C’est le calvaire que j’ai vécu durant une bonne semaine. En congé, j’ai décidé de rester cloîtré chez moi à la maison, afin de bien jouir de ces quelques jours où j’ai fait relaxe sur mes activités professionnelles. Je croyais bien faire. Que non, la Société nationale d’électricité (Snel) en a décidé autrement.

J’ai constaté que la fourniture du courant électrique est interrompue dès 5 heures du matin, parfois plus tôt que cela vers 4 heures alors que les gens sont plongés dans leur sommeil. Coupé à 4 ou 5 heures du matin, ce courant là n’aura en fait alimenté les maisons de mon quartier que pendant moins de 8 heures sur 24. C’est normal, dira-t-on. Ce n’est pas normal, puis-je rétorquer. Je ne suis tout de même pas dans un quartier perdu de Kinshasa, mais bien à Lemba/Terminus, un quartier respectable. Pendant mon enfance, on appelait ce quartier là « Lemba 9 » ou plutôt « Paris 9 » alors que moi, je suis né à Lemba/Foire.

A l’époque, on appelait le quartier « Lemba mawa » puisque le courant n’y était pas encore entré. Mais mon « Lemba mawa » n’était en rien comparable au « Lemba/Foire » actuel. Celui-là était propre, bien tenu. L’actuel est plutôt sale, le courant y est fourni à l’improviste. Bref, Lemba est en train de perdre de sa superbe. André Kimbuta, le gouverneur de la ville, a résolu d’y mettre l’éclairage public.

Depuis près d’un mois, l’avenue qui va de la 2ème porte Fikin jusqu’au terminus est éclairée. Alors que l’éclairage public est presqu’omniprésent, les maisons environnantes sont désespérément plongées dans le noir. A Lemba/Terminus, mon quartier, le courant – quand il est là – n’arrive généralement que vers 21 ou 22 heures. C’est du moins ce que j’ai constaté entre le 14 et le 21 juillet, soit une bonne semaine. Le courant part, comme disent les enfants, vers 4 ou 5 heures du matin. Pendant la journée, il peut faire une petite incursion durant quelques minutes, mais en tout cas pas plus de deux heures. Après avoir été contraint de faire la cuisine avec des braises, les ménagères sont obligées de prévoir encore un peu d’argent pour acheter des bougies afin d’éclairer leurs maisons.

Dur, dur donc d’être Kinois. On ne sait pas quand tout cela va cesser. Et dire qu’au même moment, comme la Régideso l’a fait pour l’eau, les factures d’électricité ont connu une augmentation de près de 60%. Incroyable au Gonduana ou plutôt en RDC, un pays qui détient le plus grand barrage hydroélectrique du monde. Dire que l’électricité fait partie des cinq chantiers de la République. Ce chantier là n’est pas prêt d’être ouvert.
Franck Baku

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Une Réponse

  1. Le courant éléctrique à Kinshasa, une casse-tête, la population a du courant de moins en moins pendant que nos factures forfaiteres exagèrement croissant ne font qu’être à la bonne échéance.

    l’administration de la SNEL nous prouve à suffisance qu’elle est sans politique d’aménagement, peut-être elle ne nous dévoile pas les zones obscures dont elle est privée d’exercice, nous avons comme l’impression.

    nous avons toujours été au courant qu’elle cherchait un crédit afin de pourvoir au besoin des turbunes d’Inga, et avons aussi appris que les travaux avaient été débutés, mais à quand le point d’achèvement?

    Le Kinois à carrence du courant.

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