Gabon : inflation de candidats à la candidature

La lutte est ouverte. Qui est ambitieux peut se présenter. Le congrès va décider. C’est un peu comme cela qu’on peut résumer ce que l’on pourrait qualifier d’inflation de candidats à la succession d’Omar Bongo Ondimba.
Au parti au pouvoir, le PDG, on a déjà enregistré une bonne dizaine de candidatures dont une féminine. Ali Ben Bongo, 50 ans, ministre de la défense, et surtout fils aîné du président défunt est de la partie, tout comme le premier ministre Jean Eyéghé Ndong, 63 ans, qui n’a jamais fait mystère, contrairement à Ali Ben Bongo, de sa volonté de succéder à Omar Bongo Ondimba.
Les congressistes du PDG qui devront départager les ambitieux auront du pain sur la planche puisque bien d’autres prétendants au trône ont manifesté leur volonté. On trouve notamment quelques « gros bras » du PDG dont Casimir Oyé Mba, membre du bureau politique du PDG et ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures, Daniel Ona Ondo, 64 ans, député du PDG et ex-ministre. La seule femme sur la liste actuellement est Christiane Bithouga, ex-ministre. Cette dernière estime qu’elle pourrait représenter la donne féminine dans cette course au pouvoir. Elle aurait décidé de se lancer dans cette course pour palier à la disposition constitutionnelle qui empêche la présidente intérimaire et ancienne présidente du sénat, M. Rose Francine Rogombé.
On fait savoir que les dossiers des candidats à la candidature seront examinés ce lundi par une instance du parti. Une autre instance du PDG procèdera mardi au choix du candidat, choix qui sera « entériné » mercredi par le bureau politique du parti démocratique gabonais.
A tout prendre, les candidatures d’Ali Ben Bongo et de Jean Eyéghé Ndong sont les plus sérieuses. Déjà on indique qu’Ali Ben Bongo qui est resté silencieux jusque là sur ses ambitions aurait décidé de se présenter après avoir été l’objet de sollicitations en ce sens par de nombreux gabonais. Ainsi, le fils du père s’apprête à faire la volonté de la population, qui voudrait le voir poursuivre l’œuvre de son défunt père. Il y a toutefois à tenir compte de tous ces Gabonais, et ils sont de plus en nombreux, qui estiment que le Gabon ne devrait pas être considéré comme une monarchie dans laquelle le pouvoir se transmettrait de père en fils. Mais voit-on vraiment une majorité de membres du PDG ne pas accorder leur faveur au fils du « papa » Bongo. Ce ne serait-il pas là un crime de lèse-majesté ? Très peu sont en tout cas prêts à cracher sur la mémoire de celui qui a incarné le pouvoir au Gabon durant une bonne quarantaine d’années.
Franck Baku

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