Congo-Brazza : Sassou Nguesso sur une voie royale

Denis Sassou Nguesso éploré lors de la morg de sa fille Edith, épouse d'Omar Bongo

Denis Sassou Nguesso éploré lors de la mort de sa fille Edith, épouse d'Omar Bongo

Denis Sassou Nguesso, 66 ans d’âge dont 25 au pouvoir (5 février 1979 – 3 août 1992 puis du 15 octobre 1997 à ce jour), devrait être facilement réélu lors de l’élection présidentielle prévue le 12 juillet prochain au Congo-Brazzaville. Avec le rejet, par la cour constitutionnelle, de la candidature de l’opposant Ange-Edouard Edouard Poungui de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), principal parti d’opposition, on ne voit pas qui pourrait barrer la route à la réélection de l’ »actuel chef de l’Etat congolais. Outre la candidature de M. Poungui, celles de Marcel Guitoukoulou (indépendant) et de Rigobert Ngouolali (opposant modéré) ont également été rejetées au motif qu’ils n’ont pas résidé ces deux dernières années de façon ininterrompue au Congo, comme l’exige la loi.
D’aucuns estiment, à juste titre, que le match est déjà joué pour Denis Sassou Nguesso dont la machine électorale est la mieux huilée. Les autres candidats ne font pas le poids face à un Sassou aux moyens quasiment illimités. On rappelle toutefois que Denis Sassou Nguesso avait été en aout 1992 à Pascal Lissouba après la transition ayant suivi la conférence nationale souveraine et à l’issue d’élections démocratiques. Il était revenu au pouvoir en 1997 à la suite d’un coup d’État renversant Pascal Lissouba.
L’actuel détenteur du pouvoir ne pourra toutefois pas faire recours aux médias de Kinshasa, qui avaient pris l’habitude, lors des dernières joutes électorales sur l’autre rive du fleuve Congo, de réserver de larges tranches horaires à la campagne électorale, faisant la part belle au candidat Denis Sassou Nguesso. Les instances de régulation des médias des deux rives ont en effet signé un protocole d’accord mi-juin, interdisant aux médias de RDC de réserver des tranches horaires à la propagande électorale des candidats en lice au Congo-Brazza. C’est un manque à gagner important pour les radios et télévisions congolaise engluées dans une profonde crise et qui peinent à payer leurs salaires à leurs agents. La décision des instances de régulation des médias des deux pays est toutefois compréhensible dans la mesure où une campagne électorale de Sassou Nguesso diffusée sur les médias de Kinshasa aurait faussé les données. On sait qu’il existe à ce jour une quarantaine de chaînes de radio et de télévision diffusent à Kinshasa des programmes qui sont captés sans grande difficulté à Brazzaville.

Plein aux as

Après 25 ans au pouvoir, Denis Sassou Nguesso est crédité d’une fortune personnelle colossale. On le dit également très dépensier, au point de faire les frais des critiques des médias occidentaux. Ses partisans affirment qu’il s’agit là d’une campagne de dénigrement systématique menée par de grands médias anglo-saxons proches d’intérêts économiques liés à l’énergie et aux fonds vautours.
En 2006, le journal britannique The Times, propriété de Ruppert Murdoch a affirmé, sur la base de copies de la note d’hôtel que, pendant un séjour de cinq nuits à New York dans l’hôtel Waldorf Astoria, la suite occupée par Sassou Nguesso aurait accumulé des frais de £12,000 et un montant total de £73,0006.
Pour assister à l’assemblée générale de l’ONU en septembre 2006, alors qu’il était président en exercice de l’Union Africaine, lors d’un autre séjour de cinq nuits, ses collaborateurs et son équipe diplomatique auraient occupé 44 chambres, provoquant une facture de £130,000, toujours au compte de l’État congolais et payés en liquide. Ces médias occidentaux se gardent néanmoins de comparer ces dépenses aux sommes engagées par les chefs d’états occidentaux lors de déplacements internationaux, comme la facture de 4,4 millions de dollars réglés par les contribuables canadiens, lors de la visite du président américain Barack Obama.
Depuis juin 2007 Denis Sassou Nguesso est selon ses partisans, la cible en France d’une tentative de déstabilisation, par le biais d’une guérilla judiciaire. Cette opération est orchestrée entre autres par l’avocat d’affaires William Bourdon à travers son association Sherpa, financée notamment par l’Open Society Institute du spéculateur George Soros qui dispose de nombreux actifs en Afrique et la faction française de l’ONG Transparency International financée notamment par le gouvernement britannique, les pétroliers Exxon, Shell, BP et le conglomérat minier Anglo Americian.
Le 18 juin 2007, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à l’encontre de Denis Sassou Nguesso, Omar Bongo et leur entourage, accusés par trois associations françaises, dont le FCD, de « recel de détournement de fonds publics ». Le chef de l’État congolais et sa famille possèdent, en effet, en région parisienne, de nombreux biens présumés mal acquis. En janvier 2008, une enquête de police dont les conclusions avaient été révélées par un journal français indiquait que plus de 18 appartements et hôtels particuliers ont été identifiés comme appartenant au président congolais et à sa famille, tous situés à Paris et dans la région parisienne.
Denis Sassou Nguesso déclare ne posséder aucun compte à son nom en France ; selon l’enquête de l’Office central de répression de la grande délinquance financière de 2007, 112 comptes bancaires français sont dénombrés au nom de sa famille.
Le 31 mars 2009, ouverture d’une enquête sur des comptes qui appartiendraient à Édith Bongo, fille de Denis Sassou Nguesso et épouse d’Omar Bongo, décédée le 14 mars 2009, soupçonnée d’avoir servi de prête nom à Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso auprès de plusieurs établissements bancaires, afin de dissimuler des capitaux provenant de détournements de fonds publics à Monaco, enquête qui fait suite au courrier de l’association Sherpa au prince Albert II et au procureur de Monaco demandant l’ouverture d’une information judiciaire et le gel des avoirs financiers à Monaco d’Édith Bongo.
Le 5 mai 2009, la doyenne des juges du pôle financier de Paris Françoise Desset juge recevable la plainte déposée par Transparency International France et l’Association Sherpa visant Denis Sassou-Nguesso et deux autres chefs d’Etats africains Omar Bongo (Gabon) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) soupçonnés de posséder en France des biens mal acquis financés par de l’argent public détourné. Cette décision est prise contre l’avis du parquet qui dispose de cinq jours pour faire appel. Le 8 mai 2009 le parquet a fait appel de cette décision, peut-on lire sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Sassou-Nguesso.
Franck Baku

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2 Réponses

  1. merci bien. moi Georges je veux bien aller voter le président Dennis sassou mais il va faire quoi pour nous la jeunesse? il peut aussi bien nous aider à avoir de bourse à l’étranger. merci bonne chance papa sassou-président 2009

  2. Bonjour. c es t bien pour sassou, il a ete un bon president; mais je crois que c est encore mieux si on laisse la place a qlqun d autre pour l avenir des congolais . Merci

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