A Kinshasa, on rêve d’une libération provisoire de Jean-Pierre Bemba

« La Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale tiendra une audience publique, le lundi 29 juin 2009 à 14h00, afin d’entendre les parties avant de rendre une décision sur la mise en liberté provisoire ou le maintien en détention de M. Jean-Pierre Bemba, comme le prévoit le Règlement de procédure et de preuve de la Cour ». C’est ce qu’on peut lire dans un communiqué de presse de la CPI, qui a suscité de l’espoir dans les rangs des partisans du leader du Mouvement de libération du Congo (MLC).

JP Bemba lors de l'audience de confirmation des charges

JP Bemba lors de l'audience de confirmation des charges

Incarcéré à la prison de la CPI à La Haye aux Pays Bas depuis le 3 juillet 2008, Jean-Pierre Bemba va donc totaliser un an de détention le 3 juillet prochain. Par respect à la règle 118-3 de la procédure de la CPI, la Chambre préliminaire II est tenue d’organiser une audience sur la détention du leader du MLC. Cette règle prévoit qu’une audience soit tenue au moins chaque année sur la détention de l’accusé avant la tenue même du procès.
Pour les partisans du MLC, il y a espoir que leur leader puisse bénéficier d’une mise en liberté provisoire, ce qui lui permettrait de se présenter libre à son procès. Pour eux, il n’y aurait aucun motif de croire que Jean-Pierre Bemba pourrait se dérober à la justice internationale. D’autres semblent tout de même sceptiques, rappelant que l procureur Moreno Ocampo semble porter un intérêt particulier dans l’affaire Bemba et que donc il ne prendrait pas le risque d’accepter une libération même provisoire du détenu. Une autre bataille juridique s’annonce sur cette question et prouve à quel point le procès Bemba sera rude entre l’accusation et la défense. La décision des juges après l’audience du 29 juin sera rendue bien plus tard.
On rappelle que la Chambre préliminaire II a rendu, le 15 juin dernier, un arrêt confirmant certaines des accusations mises à charge de Jean-Pierre Bemba par le procureur de la CPI, décidant ainsi de renvoyer le leader du MLC en procès. La Chambre préliminaire II a conclu qu’il y avait des preuves suffisantes de croire que Jean-Pierre Bemba Gombo est pénalement responsable, pour avoir effectivement agi en qualité de chef militaire au sens de l’article 28-a du Statut, des crimes de meurtre, viol, pillage.
La Chambre préliminaire II a, par contre, estimé qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes de croire que Jean-Pierre Bemba Gombo était animé de l’intention criminelle exigée à l’article 30 du Statut pour être individuellement pénalement responsable en tant que coauteur des crimes contre l’humanité et crimes de guerre dont le Procureur avait allégué, dans la version modifiée du document de notification des charges et qu’il les avait commis conjointement avec Ange Félix Patassé par l’intermédiaire des troupes du Mouvement de libération du Congo. La Chambre préliminaire II a également refusé de confirmer que Jean-Pierre Bemba Gombo est pénalement responsable, au sens de l’article 28-a du Statut, des crimes de torture et d’atteinte à la dignité de la personne.
Pour rappel, Jean-Pierre Bemba Gombo a été arrêté le 24 mai 2008 par les autorités belges en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale. Il a été remis à la Cour et transféré à son siège le 3 juillet.
Le procureur de la CPI l’accuse d’être pénalement responsable, conjointement avec une autre personne ou par l’intermédiaire d’autres personnes, de cinq chefs de crimes de guerre (viol, torture, atteintes à la dignité de la personne notamment sous la forme de traitements humiliants et dégradants, pillage d’une ville ou d’une localité, et meurtre) et de trois chefs de crimes contre l’humanité (viol, torture et meurtre) qui auraient été commis sur le territoire de la République centrafricaine au cours de la période comprise entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003.
Franck Baku

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3 Réponses

  1. je suis sûr que mr jean pierre Bemba est innocent. mon pays doit être dirigé par nous les congolais et non par un Président qui n’est pas pour nous si c’est ne que voler.

  2. Pourquoi le pouvoir ne s’intéresse pas au dossier Jean-Pierre Bemba ? C’est une honte pour la Nation congolaise toute entière, car bien qu’opposant, JP Bemba est fils de ce pays. S’il a commis des fautes, les linges sales devraient se laver en famille. Puisque son dossier entame la réputation de notre pays, il est logique que le pays puisse se sentir humilié par ce dossier et donc chercher des voies et moyens pour effacer cette honte nationale. Telle fut le cas lors de l’arrestation de Papa Wemba en France. Ca ne nous honore pas. Et nous de devons pas politiser une affaire qui porte atteinte à la dignité de la Nation entière.

  3. moi,je pense que l’etat congolais peut montrer une solidarite plus particuliere au senateur j.p bemba qui fut vice president de ce pays. nous les congolais;nous devons montrer le patriotisme comme les ruandais a`l’egart de rose kabuye lorsqu’elle etait arretee en france. merci

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