Gabon : Lutte sournoise entre Ali Ben Bongo et Jean Eyeghé Ndong

Des déclarations qui laissent transparaître des ambitions légitimes indiquent que la lutte pour le pouvoir risque d’être âpre au Gabon. Le « baobab » étant tombé, ses héritiers politiques et biologiques affichent leurs ambitions. Le premier ministre en fonction, reconduit à ses fonctions par la présidente intérimaire, ne rate pas l’occasion de rappeler à tous qu’il est là et qu’il ne tient pas à faire de la figuration dans les jours à venir. Jean Eyeghe Ndong semble ainsi faire pression sur les instances dirigeantes du PDG, le parti dominant, pour éviter une « monarchisation » du pouvoir.
Quoi qu’on dise, l’adversaire déclaré du premier ministre est « son » ministre de la défense, Ali Ben Bongo, qui, comme son nom l’indique, est le fils aîné d’El Hadj Omar Bongo Ondimba. Le « fils de son père » se voit bien dans le rôle de président, revendiquant l’héritage aussi bien biologique que politique de son défunt père. Même s’il affiche lui aussi ses ambitions, sans toutefois s’agiter comme le premier ministre au point d’indisposer les invités venus assister aux obsèques d’Omar Bongo, Ali Ben Bongo n’a pas eu le courage d’organiser une succession à la togolaise. A l’opposé de Faure Gnassingbé Eyadema, il a laissé jouer les mécanismes constitutionnels, qui ont permis de propulser la présidente du sénat comme président intérimaire.
On peut toutefois se demander jusqu’où le « clan » Bongo ou mieux celui se considère comme le meilleur représentant légal du « clan » autorisera la contestation publique de son leadership. Pour le moment, tout donne à penser que les héritiers politiques et biologiques du président Omar Bongo Ondimba tiennent, malgré la lutte apparente de pouvoir, à préserver la stabilité du Gabon, ce qui est une bonne chose. En effet, alors que nombre de pays d’Afrique centrale ont été secoués durant ces 20 dernières années par des crises militaires ou des guerres civiles, le Gabon a su faire exception, préservant la paix et faisant ainsi d’Omar Bongo Ondimba plutôt un « sage ». L’homme n’hésitait pas à approcher ses adversaires politiques, réussissant le tour de force d’en faire des alliés de circonstance, leur offrant même des postes de responsabilité.
En mémoire de cet homme aujourd’hui disparu, même si des organisations l’ont accusé au crépuscule de sa vie d’avoir pillé les richesses de son pays pour se constituer une fortune colossale dont de nombreuses propriétés immobilières en France, ses héritiers feraient mieux de ne pas se comporter comme les politiciens ivoiriens. Ces derniers n’avaient pu faire honneur à la mémoire d’Houphouët Boigny, plongeant leur pays dans une guerre civile dont les effets sont loin de disparaître.
Les Gabonais, eux, on pu jusque là éviter le démon de la division « musclée ». Certes, les déclarations entendues montrent une lutte pour le pouvoir, mais tout se passe comme si les principaux prétendants à la succession d’Omar Bongo Ondimba ont choisi de régler leurs différends pacifiquement et en « famille ». Le congrès du PDG au cours duquel sera désigné le candidat du parti au pouvoir à l’élection présidentielle, ne sera pas une partie de plaisir.
C’est là que tout va se jouer. Si Ali Ben Bongo et Jean Eyeghe Ndong n’arrivent pas à refréner leurs ardeurs, une autre carte pourrait s’abattre sur la table. Ayant goûté au pouvoir en tant que présidente intérimaire, Mme Rose Francine Rogombé pourrait bien saisir sa chance. Après Ellen Johnson Sirleaf au Liberia, elle pourrait devenir la présidente du Gabon, si au moins elle a la possibilité de se porter candidate, la constitution n’autorisant pas le président intérimaire à se présenter à l’élection.
Pour l’heure, les ambitieux qui piaffent d’impatience devraient attendre encore un peu pour occuper la résidence officielle. Dans un entretien diffusé lundi par France 24, Jean Eyeghé Ndong a reconnu que la présidentielle ne pourrait avoir lieu fin juillet selon les délais constitutionnels prévus, soit 45 jours, sauf cas de force majeure, après l’entrée en fonction du président intérimaire. Les bonzes de l’opposition proposent, eux, que l’élection ait lieu dans cinq mois au moins afin qu’elle soit bien préparée alors que le parti au pouvoir estime que 15 jours de plus ajoutés au délai constitutionnel suffirait pour nettoyer le fichier électoral.
Franck Baku

3 Réponses

  1. je suis homme de DIEU. le seigneur m’a donné un message pour notre PAPA ALI BEN. il sera élu. PASTEUR ISRAEL

  2. Le pays a besoin d’un homme de principe et de caractere le general FLAVIEN NZENGUI NDZOUNDOU

  3. je béni l’éternel. qui m’a établi comme son servitaire. l’accomplissement de la prophetie est faite. pour plus d’information. contactez; 07062101

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