Jo’Burg, Cape Town, Swakopmund vs Kinshasa: il n’y a pas photo

En voyage depuis le mercredi 3 juin dernier en Afrique australe, j’ai pu mesurer comment la RDC, notre pays, a encore du chemin à parcourir. Un aéroport très sommaire qui ne répond plus aux normes, mais que l’on appelle pompeusement aéroport international de Ndjili. Une piste bien longue, mais n’offrant pas tout le confort pour un décollage ou un atterrissage en douceur. Cette piste là mérite un renouvellement complet pour éviter des accidents du genre pneus d’avion crevés à l’atterrissage. Nouveauté: on y fait désormais payer une « taxe » de 50 $US par passager. Une grosse, très grosse somme, qui devrait, semble-t-il, permettre la modernisation de ce fameux aéroport. On attend de voir ce qui sera fait concrètement pour juger.La maquette exposée au salon VIP où j’ai attendu l’avion SAA me paraît assez intéressante. Pourvu que le fini rivalise avec la beauté de la maquette. Rendez-vous est pris dans…un an. Une éternité pour nous!Passé ces émotions d’une piste d’aéroport dit international somme toute mauvaise, j’ai atterri à Oliver Tambo international airport à Johannesburg pour une courte escale. Un aéroport immense, sans cesse agrandi en prévision de la coupe du monde en 2010. Il y a un an, j’y étais, mais ce que j’ai vu 12 mois après m’a impressionné. Les travaux se poursuivent, mais la perspective est déjà impressionnante. Cet aéroport là n’a rien à envier aux meilleurs du monde. On se croirait un peu à Amsterdam. Après Jo’burg, escale à Cape Town où je devais passer la nuit avant de prendre un autre avion pour Walvis Bay en Namibie.

L’aéroport de Cape Town est, lui aussi, en pleine rénovation en prévision de la coupe du monde. Les images en 3D sont projetées qui montrent ce qu’il sera à la fin des travaux. Ici, on ne blague pas. La ville est, elle aussi, immense. Des routes impressionnantes, belles où l’on peut rouler aisément. On continue à en construire de nouvelles avec d’immenses ponts.

J’ai eu la chance de tomber sur des jeunes congolais à l’aéroport qui m’ont indiqué un hôtel pas cher où j’ai pu passer la nuit. Coût: 45 $US. Ces jeunes congolais habitent un quartier résidentiel qui rappelle un peu Bandal ou Lemba, mais en mieux fait et surtout très propre. Le jeudi avant de prendre mon avion pour Walvis Bay, ils m’ont fait visiter la ville de Cape Town. Sous un froid glacial -et une fine pluie – 14°-, j’ai pu admirer, les mains presque gelées, les facettes de cette ville au bord de l’océan. Le nouveau stade en construction qui accueillera aussi des matches de la coupe du monde prend déjà forme. Il est situé au bord de l’océan.

Après Cape Town, direction Walvis Bay en Namibie, une ville en plein désert de Kalahari. Au centre-ville, quelle propreté. Des maisons bien faites, des rues bien tracées et surtout quelle propreté. Très loin de nos communes de Lingwala, Barumbu et Kinshasa sales, boueuses.

A l’issue de cette virée à Walvis Bay, je me trouve depuis jeudi dans l’après-midi à Swakopmund, à une trentaine de km de Walvis Bay. La ville est au bord de la mer. On dit d’elle qu’elle est la plus allemande des villes africaines. Des rues propres, des maisons simples mais très jolies. Tout le monde donne l’impression d’être occupé. Il y règne l’ordre. Les gens sont disciplinés. Personne ne songerait à jeter par terre un morceau de papier mouchoir ou un sachet d’eau  « pure » ou plutôt « pire » comme le prononcent les vendeurs. Une bonne partie de la ville est pavée. Les rues sont « lavées » à l’eau la nuit, au point qu’elles sont toujours propres. Ici, pas de sachets qui traînent; pas de garages pirates en pleine rue; pas de « malewa » qui salissent; pas de terrasses qui enlaidissent la cité; pas de « wenge ya lisolo » au coins des rues; pas de temples » d’églises de « réveil » ou de « sommeil » tous les 100 mètres; pas de policiers armés jusqu’aux dents tous les 10 mètres. En 48 heures, je n’en ai pas vu. Ils sont sans doute là, discrets. Moi, je suis logé à Amanpuri Travellers Lodge, un petit hôtel bien, pas cher. Juste 370 dollars namibiens la nuitée (1$US vaut 7,7 à 7,9 $N) avec connexion internet wifi gratuite. Ceux qui n’ont pas un laptop utilisent un ordi mis gratuitement à la disposition des clients. Ici, ne cherchez non plus un « changeur de monnaie ». Il n’y en a pas. Les dollars, il faut les changer dans le bureau de change d’une banque. Les cartes SIM et cartes prépayées se vendent également dans les shop agréés. Pas de tabourets placés au bord des routes avec des inscriptions pompeuses « cabine publique ». Pour tout dire, tout est loin du désordre de Kinshasa ou plutôt de la RDC .
Mona Kumbu

2 Réponses

  1. comment je fais pour te contacter??? j’ai pas ton adresse email.
    marinette
    US Embassy Press Assistant

  2. j adore l afrique du sud j aime avoir un amie parlant francais en rsa

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