Inculpation de J.P. Bemba : Un député dénonce la manipulation de la CPI à partir de Kinshasa

Dans une déclaration rendue publique le 12 juillet dernier, le député national Jean-Pierre Lisanga Bonganga est revenu sur ce qu’il continue de qualifier de « manipulation de la Cour pénale internationale dans l’affaire Jean-Pierre Bemba ». Selon le député élu de Kinshasa/Mont Amba et président de la Convention chrétienne pour la démocratie (CCD), l’affaire Bemba aurait une origine congolo-congolaise, la Centrafrique n’ayant servi que de faire-valoir.

« Tout est parti de Kinshasa qui a mis à la disposition du réseau les fonds et les moyens humains pour réaliser ce montage grossier relayé par une certaine couverture médiatique embrigadée par des intérêts obscurs », écrit Lisanga Bonanga. Selon le député de l’opposition, en RCA, les ministères de la Communication, des affaires sociales et le procureur de la République ont monté « de toutes pièces une association de victimes, des veuves et d’orphelins de soi-disant exactions des troupes du MLC ».

S’agissant des victimes, Lisanga Bonganga affirme qu’il s’agit en fait d’«un groupe de femmes tchadiennes ramassées pour la circonstance par une présidente d’une association de femmes jamais violées, dénommée ACODEFAD (Association pour la compassion et le développement de la famille en détresse) ». Le député Lisanga affirme en outre que la présidente de cette association, du nom de Sayo Nzale Bernadette a été nommée ministre du tourisme « pour les services rendus contre Jean-Pierre Bemba Gombo».

Et d’ajouter : « Face à toutes ces évidences que la CCD dénonce au fur et à mesure, la CPI a perdu aujourd’hui son sang froid et toute sa crédibilité ». Le député Lisanga poursuit : « C’est dans ce cadre qu’il convient de situer les gesticulations de son bureau de Kinshasa avec des conférences bidon et surtout l’agitation statique de M. Pascal Turlan, conseiller à la coopération au bureau du procureur Moreno, mais en réalité agent de liaison du pouvoir de Kinshasa au bureau du procureur de la CPI ».

Tout naturellement, Lisanga Bonganga invite le peuple à garder son calme tout en restant vigilant. « Car aussi loin que peut aller le mensonge, la vérité finit toujours par le rattraper et à triompher », écrit le député-président de la CCD.

Membre du groupe parlementaire ODR à l’assemblée nationale, Lisanga Bonganga rappelle qu’il a suspendu sa participation aux travaux de la chambre basse du parlement pour pousser le gouvernement à faire toute la lumière sur l’assassinat du vice-président de l’assemblée provinciale de la ville de Kinshasa, M. Daniel Botethi, à arrêter lesdits assassins, à les juger et à les punir « pour ce crime odieux ». « Cet assassinat d’un élu du peuple nous interpelle tous et nous pousse à demeurer vigilant afin que notre pays ne retombe plus dans un régime de terreur, d’Etat ponctué d’assassinats, d’exécutions sommaires, d’enlèvements, d’arrestations arbitraires, de détentions illégales, de tortures et autres traitements inhumains et dégradants », conclut Lisanga Bonganga.

Franck Baku

2 Réponses

  1. Cette version de l’affaire Bemba tient debout. Il est necessaire que les defenseurs de Bemba fassent des enquetes la-dessus pour eclairer la CPI. Quoi qu’il en soit la verite finira par triompher dans cette affaire et le bon sens veut que la CPI ne perde pas sa credibilite, son impartialite

  2. si seulement ces informations sont certaines, etaler nous tout le reseau pour que tout le monde puissent leur connaitre,si bien que l’apaisement persiste dans, les congolais. parce que dans cette affaire, il y a des personnalité congolaises qui tire les ficelles, pour cela nous demanderons a nos avocats des joué serré en face de ces mauvais plaisant. je vous assure qu’il vont faire du flop, quand bien meme, ils cherchent a fignolé” l’homme du peuple congolais”. meme si ce la politique , mais le gouvernement doit élaguer .

Laisser un commentaire